Amours slaves
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Le prix des Agences matrimoniales en Russie pour rencontrer des femmes russes

Cherchant désespérément à trouver le bonheur familial, de nombreuses femmes russes décident de tenter leur dernière chance, s’inscrire dans une agence matrimoniale. Nous avons décidé de savoir combien cela coûterait de faire une recherche professionnelle d’une femme ou d’un mari à Moscou et dans les régions de Russie, et en même temps nous avons découvert s'il était réaliste de trouver le bonheur conjugal en payant pour des services de rencontre ?

Les agences matrimoniales à Moscou

Aucune agence matrimoniale ne vous garantira à 100% que votre argent et votre temps ne seront pas gaspillés. Cela concerne particulièrement les services de rencontre de la capitale. On vous demandera de payer des sommes d’argent considérables littéralement pour tout : pour entrer dans la base de données, les consultations, les services du tarot et stylistes, la séance photo.

En moyenne, les prix commencent à partir de 20 000 roubles - pour ce montant, vous serez inscrit avec un profil dans la base de données de l'agence de rencontre va organiser de 1 à 3 dates pour vous. Le Forfait VIP et le service individuel coûtera de 100 000 à 200 000 roubles.

Il y a des offres spéciales. Ainsi, l'agence matrimoniale "1 + 1" est prête à faire des réductions, mais seulement aux retraités : ils sont prêts à prendre une inscription pour les personnes âgées pour 10 000 roubles. Pour les jeunes candidates et candidats, les services commencent à partir de 20 000 roubles, et il faut payer un autre 10 000 roubles pour une séance photo. La société "Tête-a-tête" conclut un contrat de 1 an pour 30 000 roubles, dans lequel la séance photo est déjà incluse. L’Agence de mariage "Семейное счастье" conclut un contrat standard de 6 mois pour 50 000 roubles - ce qui comprend la recherche active et passive, la séance photo, les consultations d'un astrologue-numérologue et un consultant personnel et une date. Ils disent que le terme de recherche moyen pour un couple est de 4 mois, mais si vous êtes particulièrement pointilleux, il est préférable de conclure un contrat annuel de 100 000 roubles. 

Les services les plus flexibles à l'agence matrimoniale Vis-à-vis "Визави" : les filles de très belle apparence de type modèle ou mannequin qui ont jusqu'à 25 ans, si elles se décident à une telle bêtise pour chercher un mari à travers un service de rencontre et pour de l'argent, sont placées dans la base de données pour 5000 roubles. Le programme complexe individuel prévoit trois niveaux de complexité, le coût est de 45 000 à 150 000 roubles.

Mais pour cet argent, vous pouvez garantir que le travail consciencieux d'un entremetteur ou d’une entremetteuse : sélection de candidats dignes, consultations efficaces. Et même dans certains cas, ils ne peuvent même pas le faire. Par exemple, le bureau de service de rencontre de la plus célèbre entremetteuse Rosa Syabitova a déjà été impliqué à plusieurs reprises dans un litige. Les femmes russes célibataires qui ont payé pour avoir l'occasion de faire des rencontres avec des hommes financièrement à l’aise, pour la somme de 200 000 roubles n'ont pas pu trouver leur bonheur et ont jugé le travail de l’agence comme frauduleux. Les plaintes et les accusations suite à toutes sortes de déception sont monnaie courante et se comptent comme la corne d'abondance.

3 rencontres avec des femmes russes pour 50.000 roubles

Qui a raison, qui est à blâmer, nous avons décidé de découvrir par nous-même. Pour cela, j'ai demandé à la firme de mariage "Classics of Relations", qui se trouve dans un vieux manoir près du centre de Moscou. Le seul dommage est que la place elle-même est plutôt modeste. Ce sont des femmes vêtues en blanc qui me rencontre - soit la direction de l'agence fait allusion à un mariage imminent, ou - que tous les clients ont besoin d'une aide pour trouver l’amour (mais pas médicale). Je remplis le questionnaire, y compris les éléments concernant ma situation financière. Je désigne mes vœux pour l’homme de mes rêves : je veux un prince! Sinon je ne comprends pas l’utilité de payer pour ce service de rencontre. 

La Matchmaker note que la plupart des femmes russes viennent pour rencontrer des hommes riches. Des rencontres avec de tels clients peuvent être arrangées, mais personne ne sait si vous allez plaire à cet homme riche. Les hommes riches ont aussi des demandes très spéciales. Ils veulent tous des femmes jeunes, belles et riches, et le travail de l'entremetteuse consiste à ajuster ces souhaits et réunir 2 personnes, qui ne sont pas forcément adaptés à la liste des exigences initiales, mais qui coïncident dans un couple harmonieux. C'est de la voltige aérienne, mais pour arriver à destination, vous devez faire face à des tonnes de préjugés, de snobisme et d'égoïsme.

 

Enfin, nous en arrivons aux détails : une simple inscription dans la base de données coute à partir de 50 mille roubles, pour un travail individuel c’est 200 000 roubles. Pour la première somme, ils me garantissent 3 rencontres. Mais le travail individuel, qui prévoit la consultation des spécialistes de l’agence matrimoniale, le travail de persuasion de l’homme, que c’est bien cette femme particulière dont il a besoin, l'analyse et la correction du comportement, sont inclus dans la somme de 200 000 roubles.

La Matchmaker conseille de ne pas se concentrer sur un seul candidat, mais de conclure un package de type "Confort", qui garantit un travail actif avec les hommes que je vais rencontrer et 3 rencontres. J’ai déjà hâte de rencontrer tous ces princes. Je suis d'accord avec sa proposition de contrat.

Pendant plusieurs jours, les hommes m'appellent, mais soit ils marmonnent quelque chose de bizarre, soit ils ne sont tout simplement pas sûrs d'avoir besoin d'un rendez-vous avec moi, mais l'entremetteuse les convainc que je suis leur idéal. Je suis d'accord pour rencontrer Vladimir : au téléphone, il a la voix la plus courageuse et la plus joyeuse. À en juger par la photo, il est plutôt beau: sportif, souriant, d'ailleurs il surfe et a une petite affaire. Et l'entremetteuse m'assure qu'il est exactement ce dont j'ai besoin. Bien que ... Vladimir lui-même ait des doutes, il cherchait une fille russe avec d'autres paramètres.

Nous nous sommes rencontrés dans un restaurant, c’est l’homme qui a payé. Nous avons bavardé joyeusement, puis Vladimir est parti en voyage d'affaires. Comme l'a dit la directrice de l’agence matrimoniale, il doute encore que je réponde à ses critères de la femme idéale, mais il a demandé à l’agence de ne pas chercher de nouvelles candidates pour le moment... Et cela, selon le marieur, est un résultat prometteur. Comme vous pouvez le voir, il n'y a aucune garantie, mais il y a une chance invisible que cela marche…

Les prix des agences matrimoniales en région en Russie

Le coût des services matrimoniaux dans les régions est des dizaines de fois inférieur à celui de la capitale, tout comme les demandes de ceux qui souhaitent construire une famille. Dans le même temps, l'efficacité est beaucoup plus élevée : selon les agences matrimoniales, avec leur aide, de 40 à 80% de ceux et celles qui se tournent vers leurs services obtiennent des résultats. Cela affecte les spécificités du travail des services de rencontre en Russie dans les régions : certaines agences promettent de travailler avec les clients jusqu’à la fin victorieuse, en promettant un contrat de mariage gratuit en cadeau, d'autres garantissent un remboursement en cas d'échec. À Moscou, l'impossibilité de rembourser le montant dépensé est déjà inscrite dans le contrat. Cela explique pourquoi certains hommes étrangers de France, Amérique ou ailleurs préfèrent rencontrer une femme russe dans les villes de provinces de Russie plutôt que de dans la capitale russe.

 

Les prix pour les services des agences de rencontre et des clubs de rencontres se positionnent de 300 à 500 roubles ce qui est exactement le prix du placement de votre profil et questionnaire dans la base de données. Certains marieurs promettent une première consultation gratuite, d'autres prennent 1000 roubles pour la première rencontre à leur agence. En moyenne, l’inscription dans une agence de rencontre solide coûte également 1000 roubles. Et en outre, selon les services, vous devrez payer de 3000 à 30 000 roubles pour la sélection individuelle d'un ou d’une partenaire. 

À Sotchi, l'agence matrimoniale «31 Kana et Oleg» "31 Кана и Олег" promet d'utiliser la «technologie numérique»: les couples sont sélectionnés en fonction des dates de naissance, puis les clients choisissent parmi la photo. Le coût de préparation d'un rendez-vous unique est de 470 roubles.

Les couts des agences matrimoniales selon les villes de Russie

 

  • Saint-Pétersbourg : de 3.000 à 100.000 roubles
  • Kazan : de 3.000 à 20.000 roubles
  • Sotchi : de 470 à 20.000 roubles
  • Novossibirsk : de 500 à 15.000 roubles
  • Vladivostok : de 5.000 à 30.000 roubles
  • Iaroslav : à partir de 5.000 roubles
  • Toula : à partir de 4.500 roubles
  • Voronej : à partir de 2.000 roubles
  • Rostov-sur-le-Don : de 300 à 15.500 roubles
  • Krasnodar : de 1.000 à 25.000 roubles
  • Yuzhno-Sakhalinsk : à partir de 6.000 roubles

 

Des sites de rencontre gratuits jusqu’à la rencontre pour avoir des enfants 

Les spécificités des régions et la mentalité des habitants se reflètent également dans le travail des bureaux des services de rencontre en Russie. Par exemple, à Vladivostok, où les prix des services sont plus élevés que la moyenne nationale, certaines agences matrimoniales offrent des services absolument gratuits aux jeunes femmes russes de moins de 35 ans pour rencontrer de riches hommes d'affaires. Le seul "MAIS": ce sont des entrepreneurs de Chine, rêvant d'une femme blonde d'apparence européenne. Sur le site de la firme "Delicate issue" "Деликатный вопрос", ils s'engagent à organiser des rencontres entièrement gratuites avec des hommes d'affaires chinois au restaurant en présence d'une interprète russo-chinoise et d'un représentant de l’agence matrimoniale.

Kazan : orientation musulmane

À Kazan, de nombreuses agences de rencontre acceptent également de travailler gratuitement avec des jeunes filles, surtout si celles-ci ont préservé leur innocence et qu’elles sont encore vierges. Kazan se trouve au Tatarstan une province russe de tradition musulmane.

 

La plupart des prétendants hommes dans ces agences matrimoniales ont des exigences strictes pour leur future épouse : ils veulent qu'elle ne fume pas, se comporte modestement et soit chaste. 

Il existe d'autres services uniques ici en Russie. Par exemple, l'agence "Kazan" (Kazan) promet que pour leurs services coûteux (environ 20 000 roubles) vous recevrez une consultation d’"un psychologue et un astrologue de Dieu", la communication avec laquelle vous "vous souviendrez toute votre vie". En prime pour le coût élevé des services, ils promettent de traiter leurs clients «comme leurs enfants» et de les accompagner aux dates.

Agence Matrimoniale à Novossibirsk

À Novossibirsk les « agences matrimoniales »offrent des services gratuits pour les retraités chanceux : la première date qu’ils organisent est offerte gratuitement, tandis que le prix total du forfait sur le reste de la prestation coûtera 15.000 roubles. Il existe aussi des services pour les personnes âgées dans de nombreuses autres agences matrimoniales. Par exemple, à Rostov, l’agence de rencontres "Semerida" offre un package "Trouver un partenaire pour vos parents." Pour que les parents ne finissent pas leur vie tout seuls, nous offrons un programme de divertissement complet pour ceux et celles qui sont âgés de 60 à 70 ans : soirées, excursions, visites au théâtre. Le coût du service est de 2500 roubles. Nous avons pris soin du club et des villageois de Rostov - un programme spécial pour eux coûte 1500 roubles. Si vous désespérez de voir le mariage de vos enfants et de voir naitre des petits-enfants, alors vous avez les services d’une « maman-entremetteuse ». Apporter des photos de vos enfants, remplissez le questionnaire à leur place, payer 3500 roubles et attendez, jusqu’à ce que l'agence trouve un ou une partenaire de couple pour votre progéniture. Si vous êtes inquiet pour vos amis célibataires - vous pouvez leur donner un certificat cadeau de 4500 roubles pour des services de rencontre. Pour les Jeunes femmes russes, le service de rencontre coûtera 4700 roubles, pour les adultes c’est presque deux fois plus cher.

Les femmes russes "Jeunes, belles et riches"

La jeunesse et la beauté sont des biens périssables. Ceci est bien connu dans "l'agence de rencontres d'élite pour les gens qui réussissent" avec le nom étrange "Noblewoman". "Дворянка". Sur la première page du site des photos de modèles, dont "Miss Eurasia". L'agence se spécialise dans «ls rencontres avec des modèles russes et des hommes riches». Au moins, l’approche est directe et honnête. Aussi, honnêtement sur le site il y a des services dont les prix ne sont abordables que pour les "riches messieurs" qui s’inscrivent dans ce type d’agence.

 

Pour les vraiment belles filles (ou seulement les filles avec de belles photos) l’hébergement dans la base de données est gratuit. Si vos photos sont légèrement inférieures à la perfection, vous devrez payer 1000 roubles. La représentante de l'agence prévient honnêtement que les prix des services payants sont sans limite, mais si le montant que la fille russe doit payer est plusieurs fois supérieur au coût minimum, alors ses chances de rencontrer un homme sont extrêmement faibles. "Cependant, comme tout le monde, nous pouvons faire des erreurs, donc, si vos intentions restent en vigueur, vous pouvez vous adapter aux conditions que nous vous proposons", note le site de rencontre. Dans une conversation privée, le représentant de l’agence de rencontre (La Noblesse) a déclaré que l'agence n'a pas la tâche de gagner de l'argent sur de dos des filles russes, le revenu principal vient des hommes.

Après avoir examiné mes photos, l'agent - également une femme d'apparence modèle russe - a noté que je peux compter sur un tarif minimum de 1000 roubles - et que j'ai une chance de trouver un homme décent. Puisque tous les clients masculins solvables de l'agence de rencontre n'ont pas toujours les ressources financières pour intéresser les filles de type mannequin placées gratuitement sur le site de rencontre haut de gamme.

L'accès aux profils des filles coûte également 1000 roubles, mais cela ne vous donne que l'occasion de regarder, et de baver devant la beauté de ces déesses russes. Et pour parler avec une des filles, vous devez payer quelque chose comme un dépôt de 15.000 roubles. Ce montant sera débité pour chaque contact réussi avec la fille - l'attention du modèle se paye en moyenne de 3000 à 5000 roubles. Mais après la conversation, vous ne pouvez pas avoir de garantie que la fille voudra vous revoir - tout reste à la discrétion de la fille. Bien sûr, dès que les fonds seront épuisés, ils devront payer à nouveau. En prime, vous pouvez voir les questionnaires et enquêtes des filles pour toujours et absolument gratuitement.

Si un homme veut non seulement communiquer, mais aussi établir des relations sérieuses, il devra prépayer les services pour obtenir le statut d'un client VIP - 75 000 roubles. Pour cet argent, les contacts seront illimités, à cela s'ajoutera également une recherche individuelle.

Peut-on réellement trouver l’amour en payant des services de rencontre ? 

"Aucun argent ne rendra un pied plus petit petit, et le cœur plus gros" - quelque chose comme ça a été dit par les personnages du film "Cendrillon", et nous sommes forcés d'être d'accord avec eux. Aucun argent ne vous aidera à trouver le bonheur personnel si vous n'êtes pas prêt pour cela. Eh bien, peut-être si vous avez beaucoup d’argent. Mais même alors, vous pouvez être marié, mais que la femme avec qui vous serez ne vous aime pas. Si en vertu de la nature ou d'autres caractéristiques vous n'avez pas trouvé votre prince jusqu'à 40 ans de votre propre chef, il est peu probable que l'agence matrimoniale fera face à cette tâche.

- Beaucoup de gens désespérés viennent dans les agences matrimoniales à 40 ans et s'attendent maintenant à ce qu'une merveilleuse spécialiste en relations amoureuses leur trouve un fiancé ou une fiancée. Mais cela n'arrive pas, - dit l'ancien employé de l'agence matrimoniale Julia Preobrazhenskaya. - Si vous n'êtes pas marié avant l'âge de 40 ans, vous devez d'abord comprendre votre problème, le résoudre, puis rechercher un partenaire. Corriger des erreurs de comportement est une bonne idée, mais ce ne sera certainement pas fait par le matchmaker. Moi, par exemple, je suis allée à des formations, j'ai lu des livres sur les relations de couple, je me suis comprise, et seulement ensuite j'ai rencontré mon mari. 

- Avez-vous remarqué que ce sont toujours les mêmes femmes russes se marient? Il y a sûrement dans votre environnement des femmes banales, qui déjà pour la troisième, et même pour la cinquième fois se marient. Mais il y a des femmes que personne ne veut chez les femmes. Et c'est une occasion de réfléchir, de commencer à travailler sur vous-même, - dit l'entraîneur féminin Evgueni Frolov.

C'est pourquoi de nombreuses agences matrimoniales intègrent des psychologues dans le personnel, tandis que d'autres suggèrent d'abord d'assister à des séminaires et des formations pour femmes qui corrigent le comportement. Mais sans le désir de changer, elle ne pourra pas changer le décor de sa vie personnelle.

 

 

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La race Slave

LES POPULATIONS PRÉSLAVES

Il n’entre pas dans notre propos de parler en détail des peuples qui ont précédé les Slaves dans la plaine de l’Europe orientale. A part les Finnois qui, sédentaires, habitaient le long des rivières du nord et du centre et qui ont exercé, nous le verrons, une influence certaine sur la formation de l’ethnie grand-russienne, les autres ont passé comme le vent de leurs steppes natales. Leur apport racial a été sans doute insignifiant et il est, en tout cas, indéterminable.

Nous ne citerons que pour mémoire les habitants préhistoriques de la Russie, dont on a retrouvé les vestiges dans de nombreux kourganes (tumuli) : pierres éclatées de l'ère paléolithique, pierres polies néolithiques, céramiques et objets en bronze de la civilisa­tion dite de Tripolié, du nom d’un village des bords du Dniepr.

La période historique primitive voit se succéder dans la plaine russe des peuples nomades qui, parfois, créent de vastes empires, mais qui disparaissent sans presque laisser de trace. Ce furent d’abord les Cimmériens, peuple indo-européen dont l’État semble avoir existé du vm° au vne siècle avant notre ère. Us furent remplacés par les Scythes, peuple iranien (c’est-à-dire également indo-européen), qui régna du vuc siècle au ue siècle entre la Volga et le Danube; les Scythes ■liaient arrivés à un stade de civilisation assez avancé; leur commerce était florissant et ils possédaient un art à eux, d'ailleurs fortement influencé par celui des riches colonies grecques de la Chcrsonèse i unique (Crimée) : Héraclée, Chersonèse, Panticapée. Un autre peuple iranien succéda aux Scythes, les Sarmates, dont la domi­nation s’étendit du Don au Danube; on les appelle aussi Alains ou Roxolans, et les Ossètes du Caucase semblent être leurs descen­dants.

La décadence des empires iraniens attira dans la steppe des envahisseurs venus cette fois d’Europe. Au 11e siècle avant J.-C., lcr. Itastarnes, Germains orientaux, descendent jusqu’aux bouches du Dniepr, premier exemple du Drang nach Ostert; leurs marchands reconnaissent avoir contribué à la création d’un emporium au bord du Volkhov, sur l'emplacement du futur Novgorod. Puis vinrent, vers I ’an 200 de notre ère, les Goths, Germains originaires de Scandinavie. Ils se répartirent en Ostrogoths, du Don inférieur au Bas-Dniestr, en Visigoths, du Bas-Dniestr au Danube, étape sur le chemin qui devait les conduire jusqu’en Espagne.

Cependant, de plus terribles cavaliers encore accourent du fond de l’Asie : les Huns, au ive siècle, balaient Iraniens et Germains, détruisent une civilisation florissante et font régner la terreur de la Caspienne aux Carpathes. D’autres Turco-Mongols les talonnent, les Avars (Obres en russe) dont l’invasion, au vie siècle, rejette vers le Dniepr les Slaves qui habitaient la région du Bas-Danube.

ORIGINE ET DISPERSION DES SLAVES

Les Slaves forment un des grands rameaux de l’immense famille aryenne ou indo-européenne, famille, on le sait, de nature plus linguistique qu’ethnographique, car les Aryens primitifs, venus on ne sait d’où, se mêlèrent nécessairement aux populations autoch­tones de l’Europe avant de leur imposer leur langue et leurs cou­tumes.

Les langues slaves sont nettement indo-européennes et leurs racines peuvent aisément être rapprochées de celles des autres idiomes de la même famille : c’est ainsi que « deux » et « trois » se disent en russe dva et tri, que « maison » se dit dont (domus en latin), « feu » ogon' (1) (ignis en latin, agni en sanscrit), « aimer» lioubil’ (lieben en allemand, love en anglais).

Nous connaissons fort mal l’histoire des tribus slaves primitives. Leur ancien habitat — d’après les renseignements que fournissent •a linguistique et la toponymie — semble devoir se situer au nord des Carpathes, dans la région des sources du Pripet et du cours supérieur du Boug occidental, où elles étaient connues sous le nom de Vénèdes ou Wendes, d’Antes et de Sclavènes. De là, elles se dispersent aux quatre points cardinaux et prennent la dénomi­nation qui les distingue jusqu’ici : Polonais au nord, Tchèques et Moraves à l’ouest, Slovènes, Croates et Serbes au sud, Russes à l’est. C’est cette dernière branche des peuples slaves qui était appelée au plus grand avenir, car elle avait devant elle les espaces libres et illimités de l’Eurasie. C’est ainsi que nous verrons les Slaves orientaux avancer successivement des bords du Dniepr à ceux de l’Oka et de la Volga, pour envoyer des colons dans l’Oural, en Sibérie, aux rivages du Pacifique et, enfin, jusque sur les côtes occi­dentales de l'Amérique.

CARACTÈRE DES SLAVES

Parmi les Aryens d’Europe, les Slaves forment, psychologique­ment, un groupe bien déterminé, et qui se distingue nettement des autres. Tandis que les Germains étaient des guerriers, des aventuriers, des conquérants, tandis que les Grecs et les Romains surent unir à l’esprit militaire, ceux-là une remarquable initiative dans le do­maine artistique et littéraire, ceux-ci l’art de gouverner et de faire des lois, les Slaves restèrent en arrière sur la route de l’histoire. Ils se cantonnèrent dans le respect des vieux usages, des traditions religieuses et sociales, trait qui les rapproche du rameau celtique de la famille aryenne. Ils se rapprochent davantage encore des Aryens d’Asie, Persans ou Indous, pour lesquels était sacrée la vénération des antiques tabous.

Ce caractère si particulier de l’âme slave doit, sans aucun doute, être attribué à la prédominance du sentiment sur la raison. De là l’attachement aux choses du passé, à la religion particulièrement, la dévotion sincère, le sentiment profond de la nature pécheresse de l’homme, la charité coulant naturellement d’un cœur chaud. De là aussi un mysticisme qui pénètre tous les domaines de l’activité — ou du rêve.

Il faut noter toutefois que leur mysticisme pousse souvent les Slaves à s’enthousiasmer pour de nouveaux dogmes, pour de nou­velles idéologies. C’est ainsi que, traditionalistes à l’origine, ils peuvent aisément devenir des dissidents, des non-conformistes. Le terreau slave a vu fleurir d’innombrables hérésies : les Bogomiles du Moyen Age venaient de Bulgarie; les Hussites de Bohême symbolisaient à la fois la protestation de l’évangélisme contre le catholicisme romain et la lutte du slavisme contre le germanisme; les Polonais, généralement soumis aux disciplines de l’Église, ont cependant été entraînés par la séduction de sectes nombreuses. Quant au mysticisme russe, on sait qu’il est égaré dans toutes les nuées où peut s’évader l’âme avide du croyant.

Cependant, il serait erroné de confondre cette propension à l’hérésie avec la liberté de l’esprit. Elle en est aux antipodes. Elle n’est pas le produit d’une raison qui soumet au crible de la critique les dogmes et les préjugés qu’on prétend leur imposer au nom du passé. Elle n'est que l’élan du sentiment qui se jette, éperdu, d’une idéo­logie dans une autre, d’une discipline ancienne à une soumission nouvelle.

Transposée du plan religieux sur le plan politique, la primauté du sentiment crée des sujets plutôt que des citoyens, et des régimes plus tyranniques que libéraux. Le sentiment est ennemi de la loi : l’homme qui le suit n’est pas incapable de discipline, bien au con­traire, mais il faut que cette discipline lui soit dictée par son cœur, il faut que la vénération que lui inspire l’autorité soit de nature mystique. La loi, au contraire, est d’essence rationnelle et ce sont les Romains qui en donnèrent la notion véritable lorsque, sur les débris de la cité antique, toute pétrie de religion, ils construisirent leur empire laïque. Et ce sont les peuples les plus « raisonnables » — Anglais, Français, Américains des États-Unis — qui ont créé les modèles des régimes libéraux.

11 en va tout autrement des Slaves : de même qu’en religion, ils deviennent, souvent, de fidèles obéissants hérétiques exaltés, de même, en politique, ils passent tout droit de la soumission à la révolte. Et l’on peut, à côté du mysticisme, relever ici le second trait fondamental de la mentalité slave : l'anarchisme, l’incapacité à s'organiser en État solide et durable.

Parmi les nations slaves, celles même qui furent soumises à la discipline catholique — la tchèque et la polonaise ainsi que la femme lituanienne— ont donné bien souvent des exemples d’incohérence et de désordre. A plus forte raison fut-ce le cas des peuples slaves qui, soustraits à l’édu­cation romaine, n'eurent pour professeurs de droit que les scoliastes de Byzance. Aussi les Balkans et la Russie ont-ils produit des générations de rebelles de tous genres, dressés contre l’autorité au nom d’une liberté qui, fréquemment, confinait à la licence.

Mystiques, les Slaves ont préféré aux biens matériels le souci de leur salut éternel; anarchisants, ils ont préféré la révolte à la lente conquête des droits civiques. Ils ont ainsi méprisé à la fois l’argent et la loi. Ils ont été, de ce fait, moins bien organisés que leurs voisins, moins capables d'action réfléchie et méthodique, en d’autres termes plus « féminins ». Aussi ont-ils été longtemps asservis par eux. Nos langues elles-mêmes en ont conservé la trace : le mot esclave vient du mot slave, similitude, hélas, trop longtemps confirmée par l’histoire.

 

LES APPORTS DE SANG ÉTRANGER DANS L’ETHNÎE RUSSE

Le fond primitif de l’ethnie russe étant constitué par les Slaves orientaux qui vinrent se fixer en Dniéprie au vne siècle, quelles sont les modifications que firent subir à leur type originel les apports de sang étranger et les péripéties de l’histoire?

Les rares habitants que les Slaves trouvèrent en arrivant dans le bassin du Dniepr moyen — tribus finnoises au nord, hordes nomades au sud — semblent avoir été aisément refoulés par eux, les premiers dans leurs forêts, les seconds dans leurs steppes, sans qu’il y ait eu mélanges importants de populations.

Quant aux envahisseurs Scandinaves, dits Varègues, s’ils donnè­rent aux Slaves orientaux la notion de l’État et le modèle de quelques institutions, leur petit nombre ne leur permit pas de modifier le type physique de leurs nouveaux sujets. Ils furent bientôt absorbés par la population indigène au point qu’ils en oublièrent rapidement leur langue et que c’est à peine si l’on retrouve dans le russe quelques rares mots d’origine Scandinave.

Cependant, la voie commerciale du Dniepr ayant été, au xiue siè­cle, coupée de Byzance par les Tartares, le pays ruiné par leurs féroces incursions, une grande partie de la population émigra du côté de l’orient, où s’ouvraient de vastes contrées propres à la colonisation. Les nouveaux venus s’établirent le long des cours d’eau et des lacs, au milieu des immenses forêts qui couvraient le bassin de la Haute-Volga, de I’Oka et de la Kliazma et qui devaient prendre de nom de Grande-Russie.

Là ils se mêlèrent aux peuplades finnoises, dont le sang modifia et leur type physique et leur mentalité. Les traits du visage s’alour­dissent : les pommettes deviennent saillantes et le nez s’épate. Le corps devient moins élancé, moins souple, le caractère plus posé, plus porté à la mélancolie, l’esprit plus réaliste. Aguerris encore par la lutte contre une nature marâtre et contre le cavalier tartare qui les harcèle, les Grands-Russiens deviènnent plus rudes, plus énergiques, plus opiniâtres que les Petits-Russiens (dits aujourd’hui Ukrainiens) ou que les Polonais, chez lesquels le type slave primitif s’est conservé plus pur.

Quant à traiter le Russe de « Mongol », c’est faire preuve de malveillance, ou tout au moins d'ignorance. Si l’influence ethnique des Finnois a été considérable, celle des Tartares a été beaucoup moins importante. Les cavaliers asiatiques ne faisaient que tra­verser le pays en le ravageant, mais sans s’y établir à demeure. Ce n’est qu'après la chute de la Horde d'or qu’on vit, en assez grand nombre il est vrai, des notables tartares abandonner l’islamisme pour épouser une jeune Russe; ils firent souche de familles en vue, telles que les Ioussoupov, les Koutouzov, les Ouroussov; ils don­nèrent même un tsar à la Moscovie, Boris Godounov. Cet apport de sang asiatique dans la classe dirigeante russe lui conféra peut- être plus de dureté encore dans ses relations avec les inférieurs, plus de cruauté dans les répressions qu’elle exerçait, mais aussi plus de constance et de suite dans l’art de gouverner.

C’est ainsi que, en s’éloignant du berceau de leur race, les Grands-Russiens acquirent des qualités qui leur ont permis de réussir dans une entreprise où tous les autres peuples slaves ont échoué con server leur indépendance en tenant tête à de puissants voisins, Et c’est ainsi que, d’un État qui ne comprenait au début que quelques can.ons des environs de Moscou, ils surent constituer du x.v au xx“ siècle, par un effort entêté et continu, un empire qui s étend aujourd’hui des monts Carpathes à l’Océan Pacifique, des frontières de la Norvège à celles de l’Inde.


 

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Amours slaves en France

Les Amours slaves ont débuté avec la princesse Anne de Kiev qui a épousé le roi des Francs Henri 1er

 

 Anne de Kiev est éblouissante de beauté et également une jeune de femme fort éduquée qui parle plusieurs langues dont le grec et le latin, quand une forte délégation dirigée par l'évêque de Châlons arrive à Kiev, en Ukraine pour venir demander sa main au nom du roi des Francs, Henri 1er. Arrivée en France, le mariage sera célébré dans la cathédrale de Reims. Elle donnera naissance à 4 enfants dont le futur roi de France, Philippe 1er. Ainsi, la dynastie des rois de France aura débuté avec un magnifique amour slave. L'histoire ne dit pas si le roi et la reine avaient de réels sentiments amoureux l'un pour l'autre.

Trouver l'amour en Russie quand on habite en Afrique

Avec toutes mes excuses pour la forme, juste pour exprimer mon désir d'être pris en charge de façon un peu spéciale. Mon historique: plusieurs années que je recherche l'amour en vain, et pour cause qui sait, peut être pas assez de temp ou alors toujours au mauvais endroit. Je réside en Afrique et du même coup reste disponible à CQMI 
pour un accroissement du nombre d'adhérents. Certes moi même encore célibataire à 54 ans, bel homme, assez expérimenté, honnête, commercial de formation. Comme dit l’adage, "La charité commence par soi même". Il est ici question de faire tout d'abords mon expérience personnelle et ensuite de passer l'information tout autour de moi et pourquoi pas sous le couvert de CQMI à travers un lien internet. Les membres de CQMI en tournée en Afrique centrale, pourquoi pas. certes il existe certains pays à risque comme partout dans le monde, mais dans d'autres comme celui dans lequel je réside, le groupe CQMI et les membres qui auront acceptés de s'y rendre en auront pour un réel complément dans leur sagesse. Tant la nature, les populations(humains et animaux) sont attrayants de par leurs différences avec ceux du nord de l'Asie et de lest de l'Europe. Résider dans un pays développé et aller voir à côté dans un pays en voie de développement est un vrai nectar. Car, tout est différent et cela change la vie. 
 
Antoine, il est question ici de relever dans mes dires 02 doléances ci-dessous:
 
01-Une belle compagne avec qui faire mon reste de chemin sur terre 
02- L'extension de CQMI en Afrique centrale et donc je reste entièrement disponible.
 

Alexandra est une femme russe qui vit à Kharkov en Ukraine et qui cherche l'amour avec un homme français

 

Voyage à Saint-Pétersbourg puis Mourmansk

Juin 2007, vol Saint-Petersbourg - Mourmansk, compagnie Rossiya Russian Airlines ( filiale d'Aéroflot ), type d'aéronef : Tupolev 134 ( avion que je qualifierai de dangereux compte tenu des crash qui ont parsemé son histoire ( En juin 2011, en réponse à l'accident du [/wiki/Vol_9605_RusAir]Vol 9605 de RusAir qui a abouti à 47 morts, le président russe [/wiki/Dmitri_Medvedev]Dmitri Medvedev a ordonné la préparation de retrait du Tu-134 d'ici 2012. Beaucoup de Tu-134S ont été conservés comme monuments commémoratifs dans les aéroports dans l'ex-Union soviétique, Wikipedia )

dont le dernier qui a emporté tragiquement une partie de l'ensemble Alexandrov plus connu sous le nom de coeur de l'armée rouge, dans le type Tupolev 154 qui est une version allongée du 134 )

Vers 19h00, embarquement des passagers puis l'avion commence a s'élancer sur la piste de décollage et a accélérer en vue de quitter le sol, j'ai le pressentiment qu'il y a un probleme moteur ( alors que je n'y connais strictement rien en aéronautique, le deuxieme vol de ma vie en avion apres le Paris-Moursmansk effectué en Boeing 737 ) et le pilote interrompt a la derniere seconde le décollage ( je n'y suis pour rien ) puis on roule tout le long des pistes jusqu'a s'arreter presque a l'autre bout de l'aéroport.On débarque de l'avion et retour a la porte d'embarquement avec une annonce de prochain décollage environ 2 heures plus tard, ( Je le sais uniquement car j'ai une amie professeur de francais a Mourmansk qui a téléphoné a la compagnie pour se renseigner pour moi car je ne comprenais rien a la situation ne parlant ni anglais ni russe ) de nouveau un report du décollage vers minuit ( en vue d'effectuer des réparations ) et a minuit report du vol le lendemain matin et evacuation des passagers encore présents dans la porte d'embarquement par la police ( dont moi ).Le lendemain matin l'avion décolle a l'heure prévue et le vol se déroule sans histoire.Dans cet avion se trouvait le gouverneur de la région de Mourmansk ( ce qui pourrait expliquer les grandes précautions prises par l'équipage, le décollage aurait ete interrompu sans ce personnage important dans l'avion ? mystere... ) Cet avion a été retiré des opérations de la compagnie suite a l'inspection qui a suivi notre vol car jugé trop dangereux ( sic ... ) On peut dire que tous les passagers de ce vol dont moi sont des miraculés.J'ai gardé la carte d'embarquement du vol et le billet d'avion ( a l'époque c'etait des billets au format papier IATA et pas des billets electroniques )

Si ce n'est pas avoir une bonne étoile en Europe de l'est, alors rien n'a de sens.On n'échappe pas a son destin. Si vous avez besoin d'un hôtel pas cher en Italie pour inviter votre femme russe, pensez à Stortimetali !

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  • Écrit par Antoine
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La construction du transsibérien pour découvrir son amour slave

Dans ce chapitre, on suivra la lente préparation puis l’exécution de ce travail gigantesque qui consistait à rattacher la Russie d'Europe aux eaux du Pacifique. Malgré les difficultés administratives financières et techniques, il suffira de dix années pour joindre bout à bout les 8000 km de rails, première étape avant le peuplement et la mise en valeur de la Sibérie.

Les premiers projets

C’est le comte Mouraviov-Amourski, gouverneur général de la Sibérie orientale qui émit le premier l'idée de construire une voie ferrée en Sibérie. En préparant ses expéditions militaires le long du fleuve Amour, il lui vint l'idée de créer une nouvelle voie commerciale qui joindrait directement le fleuve Amour à la mer du Japon en évitant l’estuaire trop difficile d’accès pour les bâtiments de commerce.

En 1857, il chargea le capitaine Romanov d'étudier le tracé d’une route carrossable capable d’être ensuite aisément transformable en voie de chemin de fer.

Après une étude très poussée du tracé, du financement et de la rentabilité du projet, le comte Mouraviov-Amourski dans un rapport daté du 23 juin 1858, annonçait au grand-duc Constantin la construction très prochaine de la route.

Pourtant l’administration centrale allait refuser le projet : l’idée de construire si loin une voie ferrée était encore trop nouvelle !

A cette même époque des projets similaires avaient été présentés à la direction des Voies de Communication par des entrepreneurs étrangers,
mais les projets de l’Anglais Dull ou de l'Américain Colins proposés tous les deux en 1857 resteront dans leurs cartons.

En 1858, un autre projet présenté par trois Anglais, Horn, Morisson et Sleigh fut longuement étudié par la direction des Voies de Communication, mais toujours sans succès.

Pourtant, sous l'influence de ces projets étrangers, en 1858, le conseiller de commerce Sofronov de Saint-Pétersbourg, proposa un chemin de fer qui suivrait la route historique qui traverse la Sibérie depuis Nijni-Novgorod jusqu’à Kiakhta à la frontière de la Mongolie.

Ce dernier projet pourtant le plus réaliste, n’aboutira pas non plus. Les besoins de l’industrie, du commerce ou de la vie publique en Sibérie ne présentaient pas assez d’importance pour qu'il parût nécessaire de construire une voie ferrée dans ces territoires.

L’idée de cette construction ne réapparaîtra que dans les années 1880. Jusqu'à cette date, les projets transsibériens laissent place à des projets plus modestes, ayant pour but de rattacher la partie occidentale de la Sibérie au réseau ferré de la Russie d'Europe. Ainsi, quand à cette époque on parle du chemin de fer sibérien on a moins en vue l’intérêt de la Sibérie que celui des provinces de la Russie européenne que la ligne devra traverser.

Le projet de construction du chemin de fer trans­sibérien perdait alors son caractère particulier, pour devenir désormais la prolongation des nouvelles lignes construites dans l’est de la Russie d'Europe.

La ligne de l’Oural (1861 - 1878)

La première de ces lignes dont la création devait à la fois servir les intérêts des provinces européennes de la Russie et favoriser le transit ferroviaire vers la Sibérie, fut le chemin de fer des mines de l’Oural. C’est en 1861 que l’ingénieur Rachett, ancien directeur des mines Demidov, commença à y songer, avec un projet de chemin de fer entre Perm et Tioumen, et qui franchirait les monts de l’Oural au nord d’Ékatérinbourg.

Le général Ogariov présenta ce projet à l'Empereur en 1861, mais M.Tchevkine, directeur des Voies de Communication, préférait une ligne passant par d’Ékatérinbourg...

En même temps, le projet du colonel E. Bogdanovitch prenait corps. Après deux années d’études auprès des populations de la région de l’Oural, il écrivait à son ministre que "le seul moyen de prévenir la famine dans ces territoires était de construire un chemin de fer qui, partant de la Russie centrale gagnerait Ékatérinbourg et Tioumen’’. Il ajoutait "que cette ligne, prolongée plus tard à travers la Sibérie vers la frontière chinoise, aurait une très grande importance stratégique et internationale”. Ce projet fut appelé "le projet sud’’, par opposition au “projet nord” de M. Rachett.

Bien d’autres projets furent proposés, chaque ville importante souhaitant le passage du chemin de fer... Le temps passait, et en 1869, l'empereur Alexandre II ordonna la présentation d'un mémoire au Comité des chemins de fer. Parmi les 18 lignes nouvelles dont le Ministre proposait la construction, on vit figurer le chemin de fer de l’Oural, sans que sa direction définitive en fût déterminée !

Après de nombreuses études, le rapport de la commission fut examiné par le comité des chemins de fer dans sa séance du 13 mai 1871. La ligne des centres miniers serait construite rapidement, mais le prolongement vers Tioumen, accepté dans son principe, était remis à plus tard.

Cette décision du comité était d’une extrême importance puisqu’elle officialisait définitivement le projet de construction du transsibérien, sans toutefois fixer la date du début des travaux !

Premier tronçon du transsibérien

Il faudra attendre encore quatre années avant que le comité décide l’adoption de la ligne sud, qui partira de Nijni-Novgorod en suivant la rive droite de la Volga, et qui gagnera Kazan, puis Ékatérinbourg, Kamychlov et enfin Tioumen.

Le conseil des ministres, en présence de l'empereur, approuva le projet, et l'oukase d’exécution fut donnée le 31 décembre 1875. Le tracé de la future ligne était enfin décidé !

A cette même époque, la question d’un chemin de fer dans l’extrême-orient sibérien est à nouveau soulevée. Le projet consiste à relier la ville de Vladivostok à un point du fleuve Amour.

Mais avec la crise économique des années 1875-1876, la guerre contre la Turquie (1877-1878), et des budgets en déficit jusqu’en 1882 il était impossible de financer la construction de ces nouvelles voies ferrées. Bien qu’approuvés par l'empereur, ces projets pouvaient encore attendre... et on attendait !

C’est aussi à cette époque, que le Gouvernement russe se mit à inaugurer une politique nouvelle pour la construction de ses chemins de fer : il abandonnait le système des concessions pour organiser désormais ses grandes entreprises en régie.

Afin de réduire les coûts, on a vu apparaître divers projets alternatifs. On a envisagé un système de transport mixte, avec des lignes ferroviaires partielles destinées à unir divers points desservis par les fleuves navigables, et un autre projet consistait en un tramway qui unirait Tioumen à Irkoutsk, et qui circulerait sous une galerie couverte de 3000 km...

Finalement, c'est le tronçon Ékatérinbourg- Tioumen qui sera enfin choisi. La construction débutera en 1883 et la ligne inaugurée en 1885 sera considérée comme le premier anneau de la future ligne transsibérienne.

Le plan définitif

A partir de 1890, la question du transsibérien entre dans une phase nouvelle avec la décision de construire une voie ferrée continue à travers la Sibérie, mais en deux tronçons successifs. Cette décision prise par l’empereur Alexandre III lui même, est avant tout stratégique. La Chine commence à reformer son armée et l’arrivée massive de Chinois à l’est du lac Baïkal rend nécessaire la construction d’une voie ferrée pour le transport des troupes afin de parer à toute éventualité. C'est le 24 février 1891, que le comité des Ministres décide la mise en chantier du transsibérien. Le tsar souligne l’importance du projet chargeant le tsarévitch de l’inauguration du chemin de fer.